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Catherine Dutigny / Elsa

Catherine Dutigny / Elsa

Auteure de romans, de nouvelles, de contes, rédactrice à La Cause Littéraire


Critique de la pièce Volpone de Stefan Sweig pour La Cause Littéraire

Publié par Catherine Dutigny sur 2 Juin 2014, 16:00pm

Catégories : #critiques de romans

Critique de la pièce Volpone de Stefan Sweig pour La Cause Littéraire

Traduction inédite.

 

Librement adaptée de la pièce de Ben Jonson écrite en 1606, Volpone est une comédie en trois actes de Stefan Zweig, jouée dès 1925 avec un retentissant succès dans toute l’Europe, succès amplifié en 1928 par la nouvelle traduction-adaptation française faite par Jules Romain à la demande de Stefan Zweig.

 

La trame est connue et respecte dans les grandes lignes les ressorts des comédies élisabéthaines du XVIe siècle. L’action se situe dans la prospère Venise du Cinquecento italien. Volpone (le renard) est un riche Levantin, en apparence célibataire et sans enfants. Autour de lui gravitent quelques notables, l’avocat Voltore (le vautour), le vieux gentilhomme avare Corbaccio (la corneille) dont le fils Leone est capitaine de la Flotte, et le riche marchand Corvino (le corbeau), mari jaloux et possessif de la prude Colomba. Mosca (la mouche), sorte d’homme à tout faire, serviteur dévoué et parasite au tempérament jouisseur, travaille au service de Volpone. Quant à Canina, la courtisane tombée enceinte, elle ne rêve que d’un beau mariage pour assurer ses vieux jours.

 

Volpone pourrait vivre en toute quiétude du fruit de sa fortune, mais son amour de l’or conjugué à sa haine et son mépris du genre humain, son goût de la manipulation et de la mise en scène, vont le pousser à tenter le diable pour assouvir ses instincts, ridiculiser et dépouiller ses faux-amis, mais aussi et surtout échapper à l’ennui. Faire circuler le bruit de sa mort prochaine et d’un testament où il ne reste plus qu’à désigner le nom du bénéficiaire, tel est le plan machiavélique qu’il va mettre en œuvre avec l’aide de Mosca, pour piéger un entourage dont la cupidité n’a d’égale que la bêtise. Aiguiser leurs rivalités, aviver les haines qui les déchirent sera pour lui un jeu d’enfant. Leur soutirer toujours plus de cadeaux et d’argent, amener Corvino à mettre dans son lit sa propre femme, convaincre Corbaccio de déshériter son fils Leone à son profit ; autant de manœuvres fondées sur de fausses informations, fidèlement transmises par Mosca et dont la grosseur des ficelles ne trouble qu’à peine ces hommes aveuglés par l’envie et l’appât du gain.

 

« /…/ C’est l’argent qui les attire. Moi je me borne à dire : Je suis riche… et aussitôt, ils viennent faire le gros dos. Puis, je leur glisse que je n’ai ni femme ni enfants, et leur cou se dresse et s’allonge… Alors, je me prétends à l’agonie, et la bave leur sort de la bouche et ils se mettent à danser autour de mon argent… »

 

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