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Catherine Dutigny / Elsa

Catherine Dutigny / Elsa

Auteure de romans, de nouvelles, de contes, rédactrice à La Cause Littéraire


Critique du roman "Omaha" de Norman Ginzberg pour La Cause Littéraire

Publié par Catherine Dutigny sur 27 Juin 2014, 09:13am

Catégories : #critiques de romans

Critique du roman "Omaha" de Norman Ginzberg pour La Cause Littéraire

 

Omaha de Norman Ginzberg, publié chez Eloïse d'Ormesson

 

Pour son second roman, Norman Ginzberg abandonne le western et nous plonge dans l’enfer de la Seconde Guerre mondiale. Omaha Beach, le 6 juin 1944.

 

Deux frères, Walton et Karl Zimmermann, enfants d’une famille d’Allemands émigrés aux Etats-Unis, vont se retrouver dans cette bataille décisive pour le sort du conflit. Frères de sang certes, mais frères d’armes en aucun cas, chacun ayant choisi radicalement son camp. Pour l’aîné, Karl, l’intellectuel et le fils brillant adulé par ses parents, un séjour en Allemagne chez un oncle le convainc d’adhérer aux jeunesses hitlériennes et d’épouser la doctrine du national-socialisme. Quant à Walton, il brille plus au base-ball qu’aux études, préfère la compagnie des filles à celle des livres, et gagne sa vie en vendant des voitures à Chicago.

 

Séparés depuis 1938, ce 6 juin 1944, le destin va faire se croiser leurs routes en cette Normandie qu’ils découvrent à tour de rôle : Karl aux commandes d’une colonne de chars de la 12e Panzer SS, Walton, simple soldat dans son bataillon du 16e RCT, l’une des huit premières compagnies américaines à débarquer sur les côtes normandes.

 

En choisissant d’alterner le récit des combats vu du côté américain et du côté allemand, l’auteur livre une vision passionnante d’une guerre dont les protagonistes ont, en dépit de tenues, équipements militaires, cultures et langues différents, d’expériences du feu inégales, de multiples points de similitudes, avec leurs lots de « héros », de couards, de gradés cyniques ou paranoïaques, d’ivrognes malgré eux avalant à grandes goulées du calva pour se donner du courage, oublier les odeurs et visions d’apocalypse, et de simples soldats pris dans un engrenage qui les dépasse. Le sang, les viscères, les excréments, n’ont pas la couleur d’un uniforme. L’horreur est la même que l’on soit Polonais enrôlé de force dans les rangs de la Wehrmacht ou fermier de l’Indiana. Les haines ne sont pas réservées à l’ennemi, et dans les deux camps les saloperies alternent avec les moments de bravoure et de sacrifices entre compagnons d’infortune.

 

Pour lire la suite, cliquer ci-dessous

Omaha

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Jo 28/06/2014 14:52

Je note les références dans ma liste de lectures pour les prochaines vacances !

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