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Catherine Dutigny / Elsa

Catherine Dutigny / Elsa

Auteure de romans, de nouvelles, de contes, rédactrice à La Cause Littéraire


Gérard de Nerval "Le Harem" pour La Cause Littéraire

Publié par catherine Dutigny sur 9 Octobre 2015, 14:41pm

Catégories : #critiques de romans

Gérard de Nerval "Le Harem" pour La Cause Littéraire

Publié en 1851, Voyage en Orient de Gérard de Nerval s’inscrit dans le courant orientaliste du XIXe qui a largement fécondé la littérature et la peinture française. Les récits de voyages vers un Orient mythique sont à la mode et fleurissent sous la plume de Chateaubriand, L’Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811), de Lamartine, Voyage en Orient (1835), de Théophile Gautier, Constantinople (1853), de Gustave Flaubert, Carnets de voyage à Carthage qui serviront de base aux décors de Salammbô (1862) et qui ne seront publiés sous leur forme originelle que récemment.

La récente publication des éditions Folio regroupe deux textes extraits de Voyage en Orient : Le harem, issu de la partie intitulée « Les femmes du Caire » et Histoire du Calife Hakem, tiré de « Druzes et Maronites ».

Dans Le harem, Gérard de Narval est installé au Caire, où il vit comme « un citoyen de cette ville » afin de mieux la comprendre et l’aimer. Il s’y promène, découvre, partagé entre émotion et déception, les ruines de mosquées, s’attarde dans les bains pour échapper à l’air torride et chargé de poussières du Khamsin, ou s’assoie aux terrasses des cafés, l’oreille tendue pour y écouter les chanteurs et les conteurs, sachant qu’il ne parle pas un traître mot d’arabe. Handicap qui va s’avérer particulièrement délicat à gérer lorsqu’il se pique d’acheter une esclave musulmane d’origine javanaise.

Depuis sa publication, Voyage en Orient a été étudié, disséqué sous de nombreux angles, mais il est rarement fait mention de l’humour qui en égaye certaines pages. C’est peut-être oublier un peu rapidement le côté farceur et l’humour parfois potache de cet ancien membre du Petit Cénacle. La narration par l’auteur des surprises qui s’accumulent et émaillent ses relations avec la jeune femme sont pourtant d’une drôlerie irrésistible.

L’incompréhension liée à la barrière de la langue, la volonté obstinée de « l’esclave » à être considérée à l’instar d’une dame et à se vêtir comme telle, son refus de s’abaisser à des tâches domestiques sont pour Gérard de Nerval autant d’anecdotes qu’il s’attache à décrire d’une prose vive, avec humour et sens de l’autodérision. C’est éminemment le cas lorsqu’il s’essaye à apprendre l’arabe et craint en cédant aux exigences de la belle, de voir ses économies s’envoler.

 

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