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Catherine Dutigny / Elsa

Catherine Dutigny / Elsa

Auteure de romans, de nouvelles, de contes, rédactrice à La Cause Littéraire


La chambre blanche de Martyn Waites pour La Cause Littéraire

Publié par Catherine Dutigny sur 10 Novembre 2015, 15:56pm

Catégories : #critiques de romans

La chambre blanche de Martyn Waites pour La Cause Littéraire

 

 

La chambre blanche, septembre 2015, traduit de l’anglais par Alexis Nolent, 432 pages, 22 € Ecrivain(s): Martyn Waites Edition: Rivages/Thriller

 

 

Martyn Waites est né à Newcastle upon Tyne, ville du Nord-est de l’Angleterre, bien connue pour son club de football, ses pubs, mais aussi pour avoir été bâtie sur un important ban houiller qui donna travail et nourriture pendant de longues années à ses habitants. C’est donc assez naturellement que l’auteur puise les sujets de ses livres dans l’histoire économico-sociale de cette région pour brosser au fil de romans noirs, voire très noirs, la destinée souvent tragique d’hommes et de femmes depuis la fin de la seconde guerre mondiale jusqu’aux années Thatcher. Trente-cinq années de réformes et d’avantages sociaux sous la houlette de gouvernements en majorité travaillistes, de Clément Attlee à James Callaghan, brutalement balayés par un Premier Ministre décidé, entre autres choses, à briser la puissance des syndicats. Si la question minière et les grèves de 1984-1985 sont au cœur de son remarquable roman Né sous les coups, traduit en français et publié par les éditions Rivages, dans La chambre blanche l’auteur aborde le thème de la rénovation urbaine, autre élément phare de l’après-guerre. Dans les deux romans, comme un leitmotiv, l’écrivain s’attache à décrire d’une part les espoirs portés avec ferveur par une population qui, après les sacrifices de la guerre, souhaite accéder à une vie meilleure et qui d’autre part se trouve confrontée dans Né sous les coups à une « révolution conservatrice » basée sur les privatisations, et dans La Chambre blanche, à la corruption dans le secteur du bâtiment. La comparaison s’arrêtera là. Autant Né sous les coups se focalise sur le devenir des mineurs réduits au chômage et sombrant dans l’alcool ou la drogue, autant dans La chambre blanche les malfaçons et magouilles de l’immobilier de rénovation restent des éléments de background. Toile de fond pour des thèmes qui abondent et s’égrènent de juin 1946 à juin 1974, en une fresque aux multiples protagonistes, où la vision pessimiste de l’auteur sur une société qui à tout instant se fait rattraper par ses démons, glace le sang.

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