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Catherine Dutigny / Elsa

Catherine Dutigny / Elsa

Auteure de romans, de nouvelles, de contes, rédactrice à La Cause Littéraire


Critique de Jeunes loups de Colin Barrett pour La Cause Littéraire

Publié par Catherine Dutigny sur 20 Février 2016, 11:36am

Critique de Jeunes loups de Colin Barrett pour La Cause Littéraire

Jeunes loups de Colin Barrett, éditions Rivages, février 2016

 

Recueil de sept nouvelles, Jeunes loups (Young skins, selon le titre original) colle aux basques de jeunes irlandais qui traînent leur mal de vivre dans une petite ville imaginaire de la verte Érin.

Le parti pris de Colin Barrett est clair et net : des tranches de vie brutes de décoffrage, quelques rares repères dans l’histoire de ces antihéros, pas de chute inattendue. On les suit une nuit, quelques jours, rarement plus.

Des hommes, jeunes, chômeurs ou employés à de petits boulots, tous ou presque accros à l’alcool, aux filles, parfois à la drogue qu’ils consomment ou vendent, aux médicaments pour soulager leurs souffrances physiques ou stabiliser leurs sautes d’humeur, leurs maux de tête d’après biture.

Des hommes qui subissent avec un désarmant naturel le cours des événements, qui ne songent guère à se révolter, quitter leur bled aux multiples pubs, tant ils semblent formatés tout autant génétiquement que culturellement à une existence dénuée de sens. Résignés, en dépit d’une colère accumulée et que l’on sent toujours prête à exploser, mais qui se dilue dans une acceptation fataliste ou qui, lorsqu’elle explose, le fait de manière parfaitement aberrante et pulsionnelle.

« /…/ des fils de bouseux qui gardent en permanence les manches roulées au-dessus du coude comme s’ils risquaient à tout moment d’être appelés à extirper un veau de la fente fumante d’une vache »(p.10).

Les filles leur offrent de vagues passades, tombent enceintes d’un autre ou se réfugient chez leurs parents avec un môme qu’elles élèvent seules. Elles paraissent parfois plus attirées que les garçons par les études et plus soucieuses de leur avenir.

Eux, ces boiteux de l’existence, flirtent avec une sorte d’autisme qui entrave leurs tentatives de communication, les conduit à des comportements répétitifs et borne leur horizon. Pas d’ambition ni même de rancœur. Des boiteux et des taiseux qui vivent « ici et maintenant ».

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